Le lundi 12 octobre 2026 les 8 participants inscrits à ce séjour de randonnée en itinérance entre l’Estaque et Aubagne se sont retrouvés en tout début de matinée à la gare d’Orange pour le début de cette aventure.
Un premier train nous a emmenés jusqu’à la gare de Vitrolles, puis nous avons pris un second train qui nous a emmenés jusqu’à la gare de l’Estaque où nous sommes arrivés vers 9h30.
Ce troisième séjour sur le sentier de Marie-Madeleine était atypique car durant les deux premiers jours nous allions traverser Marseille d’ouest en est, autant dire que cette randonnée allait être totalement urbaine dans un premier temps. Nous avons donc commencé notre périple en traversant des quartiers de Marseille très populaires, appelés communément « les quartiers nord » réputés pour être malfamés mais à cette heure ci de la journée nous ne nous sommes jamais sentis en danger…Après avoir parcouru le joli parc de Brégante nous sommes redescendus vers les docks, et il était un peu plus de 13h30 quand nous avons fait la pause repas à la terrasse d’un bar de ce quartier devenu très branché depuis quelques années.
Après le repas nous avons poursuivi notre périple en longeant les quais jusqu’à l’imposante cathédrale de La Major, que nous sommes allés visiter.
Vu sur Internet : « Également appelée cathédrale Sainte-Marie-Majeure, ou plus simplement la Major par les Marseillais, la cathédrale est un édifice exceptionnel. Construite au XIXᵉ siècle, elle est la seule cathédrale édifiée en France durant cette période, après près de deux siècles sans construction de ce type. À l’époque, un chantier d’une telle ampleur était aussi ambitieux que celui d’une grande gare. Au milieu du XIXᵉ siècle, Marseille connaît un essor économique et démographique considérable. La ville se développe rapidement et modernise ses infrastructures afin d’accompagner l’essor de son activité portuaire et commerciale. L’emplacement de la cathédrale n’a pas été choisi au hasard. Édifiée à proximité du nouveau port de commerce de la Joliette, elle devait être l’un des premiers bâtiments aperçus par les navires arrivant à Marseille, symbolisant le dynamisme et le prestige de la ville. La première pierre est posée le 26 septembre 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte, d’après les plans de l’architecte Léon Vaudoyer. Par ses dimensions imposantes, la Major est considérée comme l’une des plus grandes cathédrales construites en France depuis le Moyen Âge. Conçue pour accueillir près de 3 000 personnes, elle devait refléter l’importance de Marseille, alors deuxième ville et premier port de France. »
Après la visite de la cathédrale nous sommes allés jusqu’au parvis du surprenant musée (par son architecture) des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) inauguré en 2013, puis nous avons poursuivi avec une déambulation dans le pittoresque quartier du Panier, devenu un lieu très touristique depuis sa réhabilitation débutée il y a plus de 40 ans.
Vu sur Internet : « Longtemps cantonné aux zones délimitées par les remparts, au-delà desquelles il était interdit de construire, le quartier du Panier s’est construit un visage de ruelles ramassées et étroites avec de grandes pentes raides. D’où cet entassement poussé à son paroxysme de maisons tassées les unes à côté des autres. Le souci de l’espace explique cette apparence qui a rendu ce quartier si célèbre. Visiter Marseille sans vous y rendre serait vraiment dommage tant le quartier fait partie des incontournables ! L’image du Panier ce sont ces ruelles escarpées qui gravissent la colline parfois dans des pentes raides comme des échelles. La hauteur se traduit dans le patois des habitants de la ville qui parlent de « monter au Panier », ou a contrario de « descendre sur le port ». Les immeubles sont hauts, quatre à cinq étages, et obscurcissent des rues déjà fermées et sombres. Les murailles sont maintenant détruites, mais le quartier du Panier a conservé son atmosphère unique, un condensé de la carte postale marseillaise qui a inspiré la série à succès « Plus belle la vie » »
Après cette balade dans le quartier du Panier nous sommes descendus vers celui du Vieux Port et avons rejoint l’hôtel Hermès où nous allions passer la nuit. Bilan de cette première journée de marche : presque 19 kilomètres parcourus et environ 250 mètres de dénivelé cumulé grimpés.
Après avoir pris possession de nos chambres nous sommes allés nous balader autour du Vieux Port et sur la célère avenue de la Canebière, puis vers 19h30 nous sommes allés diner dans une pizzéria très originale du quartier, le Splendido, où l’on s’attable sous les lustres en verre soufflé de Murano en dégustant les sublimes plats du chef dans un décor inspiré d’un cirque italien rocambolesque !
Le mardi 15 octobre nous avons quitté l’hôtel vers 8h30 et avons, pour le folklore, traversé le bassin du Vieux Port sur le « fériboâte » cher à Marcel Pagnol (mais le capitaine ne s’appelait pas Escartefigue…). Après cette courte traversé maritime nous sommes passés devant le Bar de la Marine (de César) puis avons gravi les ruelles qui montent vers Notre-Dame-de-la-Garde, la « Bonne Mère » des marseillais. Comme pour la cathédrale de la Major nous avons visité ce lieu emblématique de Marseille qui offre une vue imprenable sur la ville, sa somptueuse baie et les collines alentours.
Vu sur Internet : « Notre Dame de la Garde est le symbole de la ville de Marseille. Depuis 800 ans, les pèlerins s’y succèdent. Depuis la basilique, la cité phocéenne s’offre au visiteur qui peut embrasser toute la ville d’un regard. Il découvre ainsi, perché à 157 mètres d’altitude, le vieux port, les immeubles emblématiques ainsi que les îles du Frioul ou les collines qui ceinturent la ville. Celle qu’on surnomme dans le sud « la Bonne Mère » a connu de nombreuses vies, mais l’histoire plus récente de l’édifice actuel remonte auXIXe siècle. Après l’importante vague de choléra de 1849 les pèlerins sont de plus en plus nombreux à se rendre à Notre Dame de la Garde. Il devient nécessaire de construire un édifice plus grand afin de pouvoir les accueillir. En 1851, les responsables reçoivent l’autorisation du ministre de la Guerre de détruire la petite chapelle afin de construire un plus grand sanctuaire, dominé par un clocher. Certains officiers émirent des objections, craignant que la structure ne fasse perdre au fort sa valeur défensive. En 1853, la première pierre de la Basilique est posée, mais il faudra attendre 1864 pour que le sanctuaire soit consacré… sans son clocher. Celui-ci ne sera terminé qu’en 1866 et on put y installer l’imposant bourdon qui était, tout à coup, beaucoup mieux proportionné. L’édification du piédestal commence et la statue de la Vierge est hissée sur le sommet de celui-ci en 1870. Toutes les finitions intérieures doivent encore être achevées. De 1872 à 1892, de magnifiques mosaïques sont posées au sol et sur les murs. À la base, la basilique était de style néo-roman, c’est à partir du moment où elle fut décorée par ces mosaïques d’inspiration byzantine qu’on décrivit son architecture comme pleinement romano-byzantine. Pour faciliter l’accès à la basilique, Émile Maslin s’inspire des ascenseurs aménagés dans la Tour Eiffel. L’élévateur a fonctionné de 1892 à 1967 jusqu’à sa destruction en 1974. En 1897, la construction de la basilique de Notre-Dame de la Garde s’acheva avec la pose de deux imposantes portes en bronze. »
Après la visite de la basilique nous sommes redescendus vers la mer que nous avons rejoints au niveau de la plage du Prado, où quelques baigneurs profitaient de la température encore très agréable de l’eau de la Méditerranée.
Nous avons quitté le littoral au niveau de l’embouchure de l’Huveaune, puis sommes entré dans le parc Borély, véritable poumon vert de la ville.
Vu sur Internet : « L’histoire du Parc Borély débute au XVIIème siècle, lorsque Joseph Borely, issu d’une famille d’armateurs et de négociants marseillais, décide de constituer un domaine dans le quartier de Bonneveine, pour y établir une de ces « maisons des champs » ou « bastides », qui, pour la bourgeoisie locale, conjuguent jusqu’au XIXème siècle, les fonctions d’agrément et de rapport. Au milieu du XIXème siècle, alors que les descendants de Joseph Borely n’habitent plus la bastide, la ville de Marseille finit par acquérir le domaine pour y réaliser un parc public. Le projet retenu prévoit trois parties distinctes, un jardin à la française, un parc à l’anglaise, et un champ de courses en front de mer. Les élégantes constructions en bois ajouré et les pavillons des gardiens à l’entrée du parc, illustration de l’éclectisme architectural de la seconde moitié du XIXème siècle, ont disparu, tandis que le « pavillon du lac » autrefois laboratoire de botanique de l’Institut colonial, abrite aujourd’hui un restaurant. Une roseraie a été créée en 1923 sur l’emplacement de l’ancien jardin botanique, installé depuis 1880 dans le parc Borély et déplacé en 1915 sur son emplacement actuel , et, en 2002 ; deux hectares de promenade ont été aménagés vers la mer. »
C’est sur une table et des bancs de bois bordant le bucolique étang du parc que nous nous sommes installés pour la pause repas de midi. Après nous être restaurés nous avons repris la marche qui nous a conduits à travers les quartiers de Bonneveine, Sainte-Anne, Mazargues, Sainte-Marguerite, Saint-Tronc et Pont-de-Vivaux jusqu’à Saint Loup où nous sommes arrivés un peu avant 16h00, et où nous avons rejoint l’hôtel « Les Cigalons » où nous allions passer la nuit. Bilan de cette deuxième journée de marche : un peu plus de 18 kilomètres parcourus et environ 300 mètres de dénivelé cumulé grimpés. Après avoir pris possession de nos chambres nous sommes allés faire quelques courses dans le quartier pour le pique-nique du lendemain, puis nous sommes revenus à l’hôtel où nous avons passé la fin de l’après-midi dans le charmant jardin de l’établissement, et il était 19h30 quand nous sommes allés nous attabler pour le repas du soir pris dans le restaurant de l’hôtel.
Le mercredi 14 octobre nous avons quitté l’hôtel vers 7h30 car cette troisième journée de marche s’annonçait la plus longue et la plus difficile. Après avoir traversé les rues très passagères de Saint-Loup à cette heure matinale nous avons commencé à prendre de l’altitude puis avons quitté la ville pour pénétrer dans un havre de paix avec l’entrée dans le parc national des Calanques. Nous avons progressé sur une large piste forestière que nous avons ensuite laissée pour un sentier assez escarpé qui, après avoir traversé quelques vallons verdoyants, n’a cessé n’a cessé de s’élever jusqu’au point culminant de ce parcours, à plus de 400 mètres d’altitude. C’est là que nous avons fait la pause pique-nique avec en point de mire le célèbre Garlaban et au fond la vallée de l’Huveaune.
Après le repas nous avons retrouvé une large piste qui nous a menés après une longue descente jusqu’aux faubourgs d’Aubagne, où nous avons retrouvé le bitume des trottoirs et la vie trépidante de cette banlieue de Marseille, et il était un peu plus de 15h30 quand nous sommes arrivés à la gare de la ville. Bilan de cette troisième journée de marche : plus de 20 kilomètres parcourus et près de 630 mètres de dénivelé positif cumulé. Depuis le lundi matin nous avons donc parcouru près de 58 kilomètres pour environ 1 160 mètres de dénivelé, et le tout avec un temps bien ensoleillé mais encore très chaud (surtout l’après-midi) pour la saison…
Nous avons pris un premier train qui nous a menés à la gare Saint-Charles de Marseille, puis un second train pour Orange où nous sommes arrivés vers 18h30, fourbus mais ravis de ces 3 jours de randonnée urbaine et périurbaine très enrichissants !
Merci à Annette, organisatrice et animatrice de ce nouveau séjour « sur les pas de Marie Madeleine », et à bientôt pour d’autres randonnées pédestres !
Philippe Denize