Nous étions 13 participants pour cette dernière randonnée de l’année au départ de Saint-Didier. Malgré un ciel passablement nuageux la météo nous a épargné la pluie et c’est avec des températures très douces pour la saison que nous avons effectué cette belle balade dans les monts du Vaucluse.
Les textes en italique sont issus d’informations glanées sur Internet.
Saint-Didier
Village touristique situé à proximité des Monts du Vaucluse Saint-Didier est un lieu attachant pour découvrir la région. Dans son centre historique, en suivant le chemin des oratoires, vous découvrirez son passé (le château et son parc dessiné par Lenotre, fontaines, lavoirs…). Les environs sont riches en champs de vignes et en vergers (cerisiers). Saint-Didier c’est aussi le départ de balades avec le parcours des oratoires notamment mais aussi de randonnées allant jusque chez nos voisins du Beaucet, de Venasque et de La-Roque-sur-Pernes.
Après avoir traversé le village nous avons emprunté une petite route goudronnée puis un sentier qui nous a menés jusqu’à un ancien qui couvent qui domine le village. Nous avons fait une première halte au niveau de cet imposant bâtiment qui n’est pas ouvert au public mais où nous avons pu, après autorisation, visiter le cloitre et l’église.
Notre-Dame de Sainte Garde
En 1666, le curé de Saint Didier fit bâtir sur une colline, une chapelle dédiée à Notre Dame de Sainte Garde, ainsi qu’un bâtiment destiné aux retraitants. On y fonda ensuite la maison des missionnaires de Sainte Garde des Champs qui devient la résidence du supérieur des pères Gardistes. C’est en 1833 que certains travaux donnent l’aspect actuel de Sainte Garde. A la Révolution, vendue comme bien national, elle est transformée en verrerie. La liberté de culte rétablie, elle deviendra un petit séminaire. En 1905 Sainte Garde est désaffectée et attribuée au département. On y installa ultérieurement une école de plein air puis fut abandonnée. Pendant la grande guerre, elle est transformée en hôpital militaire, et accueille des victimes de gaz de combat. Le domaine est racheté par l’institution de Notre Dame de Vie à Venasque qui va le remettre en état, et en constituer un lieu de séminaires, possédant une des plus belles façades architecturale du département.
Après cette visite nous avons poursuivi notre randonnée sur le GRP des Monts du Vaucluse. Un passage sur un sentier en balcon nous a offert un joli point de vue sur le village de Venasque, classé parmi les plus beaux de France.
Venasque
Venasque a donné son nom au Comtat Venaissin. Cette expression dériverait de «Comitatus Vendascensis», une alliance entre les habitants des villages du Pays de Venasque contre les attaques extérieures. De «Comité» on passa à «Comté» puis à «Comtat». Lors des invasions barbares, du VIème au Xème siècle, les évêques auraient fui Carpentras pour se réfugier sur les hauteurs de Venasque et créer un groupe épiscopal. L’histoire de Venasque est indissociable de celle du baptistère auquel il doit sa renommée. Saint-Siffrein, ancien moine de l’Abbaye de Lérins, consacré évêque en 542 aurait érigé une église dédiée à Notre-Dame et une église dédiée à Saint Jean-Baptiste où le baptême par immersion aurait été célébré deux fois par an, veilles de Pâques et de Pentecôte.
Encore quelques kilomètres à parcourir sur ce très agréable chemin boisé puis nous sommes descendus dans le vallon en empruntant la calade Saint-Etienne, que l’association « Les Caladaïres du Beaucet » a restauré il y a quelques années et où elle y a créé un sentier botanique avec de jolis écriteaux explicatifs en ardoise, ainsi qu’un très original bestiaire en mosaïque de galets. Puis nous sommes arrivés au pied du pittoresque village du Beaucet, où nous avons fait une deuxième halte pour visiter l’église paroissiale parée de vitraux très artistiques.
Le Beaucet
Accroché à la roche, le village se blottit à l’ombre de son Château Médiéval. Jusqu’à une date récente, Le Beaucet était un village entièrement agricole. Au XIXème siècle on semait de l’épeautre pour faire le pain, seule céréale poussant sur les sols arides et rocailleux. On plantait des mûriers pour fournir en feuilles les « magnaneraies », les mas spécialisés dans l’élevage des vers à soie. On cultivait aussi la lavande, que l’on vendait aux parfumeurs ou que l’on distillait sur place, de la garance, dont les racines teintaient en rouge les tissus, ainsi que du chanvre car cette culture nécessite peu d’eau. Depuis l’après-guerre, l’agriculture du village est essentiellement axée sur les cerises, les olives, les chênes truffiers et la vigne. Le Beaucet est un village dans lequel on se promène lentement, en flânant. En vous y baladant le nez en l’air, vous sentirez tout le poids du minéral, façonné par nos anciens.
Après avoir traversé le village nous avons poursuivi notre chemin sur une petite route en pente assez marquée, puis nous avons repris un sentier beaucoup moins pentu qui nous a menés jusqu’aux bories situées au sommet de ce parcours, d’où l’on a pu contempler le versant sud du mont Ventoux et son sommet blanchi par la neige tombée en abondance il y a quelques jours. Il était un peu plus de midi et nous avons fait la pause repas au pied de ces bories qui nous ont (moyennement…) abrités d’un petit vent frisquet. Nous avons partagés un vin chaud et des parts de cake salé, puis quelques douceurs en fin de repas mais nous ne sous sommes pas attardés car le ciel commençait à se charger de sombres nuages.
Après le repas un étroit sentier descendant dans un sous-bois nous a menés jusqu’au pied de La Roque-sur-Pernes, dernier village de ce parcours bucolique, que nous avons traversé en empruntant à nouveau de pittoresque calades.
La Roque-sur-Pernes
Accrochée à une crête rocheuse, La Roque-sur-Pernes surplombe un carrefour de vallons. Ce véritable village provençal, à l’écart des grandes voies de communication, ressemble à une crèche. La Roque-sur-Pernes charme par ses rues pittoresques étroites et tortueuses. Le village perché se dévoile en prenant un peu de recul sur la route de la colline Saint-Antoine. La vue du village est alors magnifique. La place du village est accueillante et ombragée, avec la Fontaine du Renard, son église aux Saints Pierre et Paul, citée sur des chartres de l’Abbaye Saint Victor de Marseille et son triptyque qui rappelle les événements tragiques vécus par les Banatais (Souabes du Danube ou Français du Banat). Enfin, ses bories (Route de Saumane) rappellent que cette terre est la patrie de la pierre sèche.
Encore quelques kilomètres en descente puis nous sommes revenus à Saint-Didier après avoir parcourus un peu plus de 17 kilomètres et grimpé près de 400 mètres de dénivelé cumulé. Nous sommes allés visiter la célèbre nougaterie du village (où presque tout la monde a fait des achats en prévision des fêtes qui approchent…), puis nous sommes allés visiter la magnifique (et monumentale !) crèche du village qui cette année met en scène les commerçants du bourg et où différentes scènes de la vie rurale sont représentées.
Après cette visite nous nous avons fait une dernière halte dans un bar de Saint-Didier pour partager le verre de l’amitié tout en nous souhaitant bien sûr de bonnes fêtes de fin d’année, et en remerciant Annette pour l’organisation de cette belle randonnée !
Philippe Denize