Nous étions 10 participants pour cette randonnée dans le petit Lubéron au départ d’Oppède-le-Vieux.
Le temps était encore bien frais en ce début de journée mais la température est rapidement montée avec l’apparition des timides rayons de ce soleil d’hiver (présent en matinée seulement).
Après avoir garé nos voitures sur le grand parking aménagé en contrebas du village nous avons commencé notre randonnée en traversant un beau jardin agrémenté de sculptures topiaires (plantes taillées de manière décoratives), puis nous avons traversé le très authentique village d’Oppède-le-Vieux, totalement déserté à cette époque de l’année (à l’inverse des beaux jours où ce lieux attire énormément de monde…).
Les textes en italique sont issus d’informations glanées sur Internet.
Oppède-le-Vieux
Oppède-le-Vieux est un ancien village perché sur un contrefort du Luberon, surplombé par les ruines d’un château féodal et par une église romane parfaitement conservée. Situé sur un promontoire de molasse calcaire miocène du Luberon, le site du Vieil-Oppède est déjà occupé pendant l’Antiquité. Propriété des comtes de Toulouse puis de la papauté, inféodé par les papes à la famille Maynier en 1501, le village médiéval se développe du XIIe au XVIe siècle. Un château, des remparts et des tours en font une place forte importante entre les villes de Cavaillon et Apt. Le village ancien « Oppède-le-Vieux » fut abandonné à partir du 19ème siècle par ses habitants qui s‘établirent dans la plaine et édifièrent un nouveau village « Oppède-les-Poulivets ». Dans le vieux Oppède, les maisons inoccupées subirent l’épreuve du temps et tombèrent en ruine. Aujourd’hui seules les maisons basses du village sont encore habitées
Après avoir parcourus les pittoresques ruelles du village nous avons randonné sur un joli sentier très verdoyant qui nous a menés jusqu’au débouché du vallon de Courroussouve, puis nous avons continué à progresser au pied du massif sur quelques kilomètres avant d’attaquer une sérieuse montée vers les Hautes Plaines, où nous sommes parvenus après avoir parcouru 7 kilomètres et grimpé plus de 600 mètres de dénivelé.
L’ambiance forestière a laissé place petit à petit à un milieu plus ouvert, peuplé de buis et de chênes verts, puis enfin à une végétation herbacée, lieu ancestral de pâturage des troupeaux de brebis. Les points de vue depuis ce sentier qui chemine sur la crête du massif sont époustouflants, tant la vue porte au loin de part et d’autre du Petit Luberon.
Le Petit Luberon
Culminant à 724 m d’altitude au Mourre de Cairas, le massif du Petit Luberon est une barrière naturelle délimitant Haute et Basse-Provence. Dans ses vastes parois rocheuses, nichent de grands rapaces parmi les plus menacés d’Europe, l’Aigle de Bonelli et le Vautour percnoptère, qui trouvent leur nourriture dans les milieux ouverts. Cette grande richesse ornithologique est liée à une position géographique à mi-chemin entre mer et montagnes et à la présence d’une mosaïque de milieux naturels variés : pelouses pastorales, garrigues, forêts, canyons et cirques rocheux. La combe de Lourmarin sépare le Grand du Petit Luberon et assure la communication entre le sud et le nord du massif.
Nous avons ensuite atteint la route forestière (goudronnée) bordée de majestueux cèdres qui nous a conduit jusqu’à la citerne proche du sommet des Fourcats, qui tire son nom des nombreuses combes qui partent du sommet et forment comme les doigts d’une fourche (fourcat en provençal).
Les cèdres du Petit Luberon
Les premiers cèdres ont été implantés sur le Petit Luberon en 1862 par quelques forestiers convaincus, avec des graines provenant de l’Atlas algérien. Le bois de cèdre, imputrescible, insecticide par son odeur persistante, facile à travailler et résistant, est aujourd’hui, vendu en vue de fabriquer des planches et des meubles. Un débouché pour les copeaux et la sciure est apparu, ils sont distillés et donne une huile essentielle 100% Luberon, d’excellente qualité.
C’est entouré de ces grands arbres et abrité d’un petit vent frisquet qui commençait à se lever que nous avons fait la pause repas et partagé comme d’habitude quelques douceurs et friandises de saison (vin chaud, pain d’épice, chocolats de Noël…).
Après le repas nous avons quitté la route forestière pour commencer le retour vers la vallée sur un petit sentier encaissé cheminant entre les combes et vallons de la forêt de Pességuier pour finir par la draille de Maubec, une descente un peu ardue et glissante en raison des nombreuses pierres parsemant le chemin.
Parvenus enfin au pied du massif au niveau du village de Maubec nous avons continué à progresser sur un joli sentier boisé alternant montées et descentes (un peu épuisant malgré tout en cette fin de parcours…) jusqu’à revenir à Oppède-le-Vieux, où nous avons rejoint nos voitures un peu après 17h00 après avoir parcouru 19 kilomètres et grimpé plus de 900 mètres de dénivelé! Rando assez costaud mais offrant de magnifiques paysages à travers une grande variété de chemins.
Nous avons repris la route en voiture et nous sommes arrêtés (assez tard…) dans un pub de Cavaillon pour trinquer autour du verre de l’amitié et partager à nouveau quelques friandises (réconfortantes après ces efforts !)
Merci encore à Annette pour l’organisation de cette très belle randonnée !
Philippe Denize